Friedrich Nietzsche : Mort parce que bête (1889-1897)


Mort parce-que bête, Friedrich Nietzsche

L'auteur

Friedrich Nietzsche (1844-1900) était un philosophe et philologue allemand. Il est connu pour sa conception du « Surhomme » et de « l'éternel retour » mais également pour avoir utilisé une forme inédite dans l'écriture de ses livres : celle de l'aphorisme. Les ouvrages de philosophie étaient jusque là rédigées de manière conventionnelle avec une articulation entre les différentes parties, mais Nietzsche a décidé de renverser cela et d'apporter une nouvelle forme d'écriture. Par ailleurs, il a su mélanger la poésie à la philosophie au travers notamment d'Ainsi parlait Zarathoustra. Ses ouvrages les plus connus sont : La naissance de la tragédie (1872), Aurore (1880), Le gai savoir (1884) ou l'Antéchrist (1888).
L'ouvrage

Mort parce que bête n'est pas un ouvrage de Nietzsche mais se compose de fragments qu'il a écrit pendant sa période de folie. Ainsi, cet ouvrage a été publié pour la première fois en 1998. Que contient-il d'original ?

Nietzsche est devenu fou début 1889 et il ne s'en est jamais remis. Toutefois, il a continué à écrire des notes brèves, en fonction de ses moments de lucidité.

La dernière note datée, l'est de 1897 – soit trois ans avant la mort de l'auteur – et l'ensemble des notes n'ont aucun rapport entre elles.

Les notes sont commentées par Johan Gok qui apporte son point de vue sur ce qu'a voulu dire l'auteur. Il se compose de 146 notes et d'une chronologie résumant la vie de Nietzsche entre 1889 et 1900

Extrait

« Mes yeux sont mauvais mais jamais ma vue n'en souffre. Je vois des lunettes là où tous en manquent cruellement. »

« Il fait chaud, il faut donner de la soif à l'eau. »

« Viens me lire du moi pour me rafraîchir mes trous de mémoire. »

« Bientôt, je m'abstiendrai totalement de moi-même. »

Avis personnel

Ce recueil présente une facette peu connue de Nietzsche et apparaît en fait anecdotique. Mais certaines notes approfondissent tout de même ses contributions philosophiques et peuvent se lire avec un détachement total de l'auteur, comme si on lisait les notes écrites par un fou sans savoir qui il est.

C'est du moins de cette manière que j'ai lu ce livre.

Bibliographie :

Nietzsche F. (2003), Mort parce que bête, Parc : Paris

1 commentaire:

  1. « Il fait chaud, il faut donner de la soif à l'eau. »

    Délicieuse cette phrase, j'adore

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